Un peu d'histoire
Un village dans le siècle
Localisée aux portes de Perpignan, sur une butte dominant à 60 m d'altitude la plaine fertile du Roussillon, Villeneuve de la Raho est longtemps restée une commune profondément agricole, dont l'activité était essentiellement consacrée à la monoculture de la vigne.
La population vivait au rythme des saisons, travaillant pour de grands propriétaires, dans les domaines situés alentour du vieux village : Richemont, Cap de Fouste (anciennement nommé Tardieu), Sauvy, Auriol (Llaro), Azidret (Azémar), Val Marie (Doat), Mas de la Raho (Romeu).
La prédominance de la Société de Secours Mutuel l'Humanité (fondée en 1894), la Saint-Julien (fête votive toujours marquée le 7 janvier), l'adhésion rugbystique des jeunes au Stade Villeneuvois sont autant de signes notables d'une solidarité qui s'exerçait au quotidien dans une localité rurale dont les " forasters " louaient élogieusement la convivialité et l'accueil.
La construction du lavoir communal, l'électrification de la commune, la création de la cave coopérative en 1936, bien qu'apparemment anodins, représentent quelques étapes d'une cohésion sociale qui va se recentrer dans le village.
La mécanisation va redéfinir le paysage social. On dénombrait au milieu du siècle une centaine de chevaux sur le territoire, dont l'utilisation faisait vivre deux maréchaux-ferrants : Ferdinand LLAUBERES et Philippe CHARLES ¬ lequel fut installé de 1926 à 1976. Avec l'arrivée du tracteur en 1960, c'est la fin du " rai " et des réunions ouvrières.